La SCPI Épargne Foncière, l’une des plus grandes sociétés civiles de placement immobilier du marché français, a longtemps été considérée comme une valeur sûre pour les investisseurs en quête de rendement et de stabilité. Mais depuis quelques trimestres, une baisse de la valeur des parts et des distributions a été observée, suscitant de nombreuses interrogations chez les épargnants. Cette tendance remet-elle en cause la solidité de cet investissement ? Quelles sont les causes profondes de ce phénomène et comment y faire face en tant que porteur de parts ? Cet article analyse en profondeur la baisse de la SCPI Épargne Foncière, en s’appuyant sur des chiffres récents, des comparaisons de marché, et des conseils pratiques pour vous aider à prendre les meilleures décisions pour votre patrimoine.
Au fil des sections, nous détaillerons l’évolution du marché des SCPI, le fonctionnement du 2nd Market, les raisons de vendre ou d’attendre, les statistiques clés au 31/12/2025, l’analyse trimestrielle des distributions, la gestion de la file d’attente et du fonds de remboursement, ainsi que la composition du patrimoine immobilier d’Épargne Foncière. Qu’il s’agisse de comprendre les enjeux de cette baisse ou d’optimiser votre stratégie d’investissement, cet article se veut un guide exhaustif, transparent et orienté vers l’action.
Comprendre les fondamentaux de la SCPI Épargne Foncière

Présentation générale de la SCPI Épargne Foncière
Lancée en 1968, la SCPI Épargne Foncière est gérée par La Française REM. Avec plus de 419 immeubles pour une surface totale supérieure à 1 146 000 m², elle figure parmi les plus importantes SCPI françaises en termes de capitalisation (plus de 5,5 milliards d’euros en 2024). Sa stratégie est axée sur l’immobilier de bureaux, complétée par des actifs de commerces, de locaux d’activité et de logistique, principalement situés à Paris, en Île-de-France et dans les grandes métropoles régionales.
La SCPI fonctionne selon le principe de la mutualisation des risques : chaque investisseur détient des parts qui lui donnent droit à une quote-part des loyers perçus par la société. Cela permet de bénéficier de revenus réguliers tout en évitant la gestion directe de biens immobiliers.
- Capitalisation supérieure à 5,5 milliards d’euros (2024)
- Plus de 419 immeubles, 1 146 395 m²
- Rendement historiquement stable, mais soumis à des ajustements récents
- Forte mutualisation des risques locatifs
Pourquoi Épargne Foncière attire-t-elle autant d’investisseurs ?
La SCPI Épargne Foncière a bâti sa réputation sur sa régularité de distribution et la qualité de son patrimoine. Ses atouts majeurs :
- Patrimoine diversifié dans des emplacements prime
- Gestion technique et locative performante
- Distribution trimestrielle des revenus
- Accès facilité à l’investissement immobilier dès quelques centaines d’euros
- Historique solide de performance sur 10 ans
Cependant, comme toute SCPI, elle n’est pas à l’abri des cycles économiques et des aléas du marché, qui peuvent impacter la valeur de ses actifs et donc la valeur des parts.
Évolution du marché des SCPI et contexte de la baisse
Un contexte macroéconomique difficile
L’année 2023 a marqué un tournant pour le secteur des SCPI. Après une décennie de taux bas et d’afflux de capitaux, la remontée brutale des taux d’intérêt décidée par la Banque Centrale Européenne a eu un double impact :
- Baisse de la valeur des actifs immobiliers, notamment les bureaux en Île-de-France
- Augmentation du rendement exigé par les investisseurs, ce qui pèse sur les prix des parts
La dépréciation des valeurs d’expertise a obligé de nombreuses SCPI à réévaluer la valeur de leur patrimoine. Résultat : des ajustements à la baisse des prix de parts et des distributions pour préserver l’équilibre financier de la société.
Focus sur le marché des bureaux et ses conséquences
Épargne Foncière, fortement investie en bureaux (environ 75% de son patrimoine), subit de plein fouet la transformation du marché :
- Hausse de la vacance locative dans certaines zones
- Demande accrue pour des bureaux flexibles ou prime, au détriment d’actifs obsolètes
- Pression sur les loyers et renégociations plus fréquentes
Selon l’IEIF (Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière), le taux de vacance moyen des bureaux en Île-de-France a dépassé 8% fin 2023, un niveau inédit depuis 2010. Cela pèse sur la capacité des SCPI à maintenir des loyers élevés et donc des distributions stables.
Les SCPI face à la liquidité : la file d’attente s’allonge
En période de baisse, le nombre de demandes de retrait augmente, tandis que les nouvelles souscriptions ralentissent. Résultat : une file d’attente se crée, retardant la sortie des investisseurs souhaitant vendre leurs parts.
- La SCPI doit mobiliser son fonds de remboursement ou vendre des actifs pour répondre aux retraits
- Les délais de retrait peuvent atteindre plusieurs mois
- La liquidité n’est pas garantie, contrairement aux OPCVM
Ce phénomène amplifie la pression sur la valeur des parts et accentue la prudence des investisseurs.
SCPI Épargne Foncière sur le 2nd Market : fonctionnement et opportunités

Qu’est-ce que le 2nd Market pour une SCPI ?
Le marché secondaire (ou 2nd Market) permet aux porteurs de parts de vendre ou d’acheter des parts déjà existantes, en dehors des souscriptions directes auprès de la société de gestion. Il s’agit d’un marché de gré à gré, souvent animé par la société de gestion qui met en relation vendeurs et acquéreurs.
Pour Épargne Foncière, le 2nd Market offre une alternative intéressante pour :
- Accélérer la vente de parts en cas de file d’attente sur le marché primaire
- Profiter d’éventuelles décotes par rapport au prix officiel, pour les acheteurs en quête d’opportunités
- Apporter de la liquidité lorsque la demande de retrait dépasse les souscriptions
Comparaison entre marché primaire et marché secondaire
| Critère | Marché primaire | 2nd Market (secondaire) |
|---|---|---|
| Prix de la part | Fixé par la société de gestion | Négocié entre vendeur et acheteur, souvent décoté |
| Délai de vente | Variable selon la file d’attente | Variable, parfois plus rapide si la demande est forte |
| Frais | Frais d’entrée standard | Frais de cession, parfois moindres |
| Transparence | Totale (prix, fiscalité, process) | Moins de visibilité sur les prix conclus |
Exemples concrets d’opérations sur le 2nd Market
En 2023, plusieurs porteurs de parts d’Épargne Foncière ont pu céder leurs parts avec une décote de 3 à 7% par rapport au prix officiel, notamment lors des pics de demandes de retrait. Pour les investisseurs à l’achat, cela a représenté une opportunité d’entrer sur un produit décoté, avec une perspective de rendement revalorisé à terme. Toutefois, ces opérations nécessitent d’être bien informé sur la valeur réelle des actifs et les frais associés.
Pourquoi vendre via le 2nd Market plutôt qu’attendre la compensation ?
Les avantages de la vente sur le marché secondaire
- Liquidité potentiellement plus rapide en cas de file d’attente sur le marché primaire
- Possibilité de fixer son prix, quitte à accepter une légère décote
- Réalisation immédiate d’une partie ou de la totalité de son investissement
La vente sur le 2nd Market est particulièrement pertinente lorsque la file d’attente pour les retraits s’allonge, comme c’est le cas pour Épargne Foncière depuis mi-2023. Elle permet de sortir plus rapidement, notamment pour ceux qui ont besoin de liquidités sans attendre que la SCPI trouve de nouveaux souscripteurs.
Les inconvénients et points de vigilance
- Décote sur le prix de vente par rapport au prix officiel de la part
- Moins de transparence sur les prix réels pratiqués
- Risque de devoir attendre malgré tout si la demande d’achat est faible
Il est essentiel de bien comparer la perte subie par la décote avec le coût d’une attente prolongée sur le marché primaire. La société de gestion peut également facturer des frais spécifiques sur ces transactions.
Cas pratiques : vendre ou attendre ?
Exemple 1 : Un porteur de parts souhaite récupérer 50 000 € pour financer un achat immobilier. Sur le marché primaire, il doit attendre 6 mois en raison de la file d’attente. Sur le 2nd Market, il trouve un acheteur en 3 semaines, mais accepte une décote de 5%. Selon sa situation, cette solution peut s’avérer plus avantageuse, surtout si le besoin de liquidité est urgent.
Exemple 2 : Un investisseur anticipe une reprise du marché dans 12 à 18 mois. Il choisit de patienter sur le marché primaire, espérant une revalorisation de la part ou une réduction de la file d’attente. Cette stratégie comporte néanmoins un risque de nouvelle baisse si la conjoncture se dégrade.
Chiffres clés au 31/12/2025 : analyse détaillée
Évolution des prix de parts
Le prix de souscription de la part d’Épargne Foncière a connu sa première baisse significative en 2023, passant de 835 € à 800 €, soit une diminution de 4,2%. Cette correction reflète la volonté de la société de gestion d’aligner la valeur des parts sur la valeur d’expertise de son patrimoine, dans un contexte de marché chahuté.
Distribution et rendement
Au 31 décembre 2025, la distribution annuelle par part devrait s’établir autour de 35,20 €, contre 37,50 € en 2022, soit une baisse de 6,1%. Le taux de distribution sur valeur de marché (TDVM) recule mécaniquement, passant de 4,49% à 4,20%.
| Année | Prix de la part | Distribution annuelle | TDVM |
|---|---|---|---|
| 2022 | 835 € | 37,50 € | 4,49% |
| 2023 | 800 € | 36,40 € | 4,30% |
| 2025 (estimé) | 800 € | 35,20 € | 4,20% |
Vacance locative et taux d’occupation
Le taux d’occupation financier (TOF) est un indicateur clé de la performance d’une SCPI. Pour Épargne Foncière, il s’est établi à 89,7% au 31/12/2025, contre 92,1% un an plus tôt. Cette baisse s’explique par :
- La difficulté à relouer certains bureaux vieillissants
- Des renégociations de loyers à la baisse
- Une concurrence accrue sur le marché tertiaire
La société de gestion a toutefois accéléré ses arbitrages pour vendre les actifs les moins rentables et réinvestir dans des immeubles mieux placés ou plus adaptés à la demande actuelle.
Distribution 2025 — Détail trimestriel
Rythme des distributions
Depuis sa création, Épargne Foncière verse des revenus trimestriels à ses porteurs de parts. En 2025, la distribution a été la suivante :
- 1er trimestre : 8,80 € par part
- 2e trimestre : 8,80 € par part
- 3e trimestre : 8,80 € par part
- 4e trimestre : 8,80 € par part
La régularité de la distribution est maintenue, mais le montant est en léger recul par rapport à 2022 (9,38 € par trimestre).
Comparaison avec d’autres SCPI majeures
| SCPI | Prix de la part (2025) | Distribution annuelle | TDVM |
|---|---|---|---|
| Épargne Foncière | 800 € | 35,20 € | 4,20% |
| Rivoli Avenir Patrimoine | 650 € | 28,80 € | 4,43% |
| Primopierre | 203 € | 8,75 € | 4,31% |
| Corum Origin | 1 135 € | 60,00 € | 5,29% |
On constate que le rendement d’Épargne Foncière reste compétitif, même si la baisse la place légèrement en retrait par rapport à d’autres grandes SCPI.
Analyse de la régularité des revenus
Malgré la conjoncture, la société de gestion maintient un objectif de stabilité des distributions, quitte à puiser ponctuellement dans le report à nouveau. Ce coussin de sécurité permet d’amortir les variations de loyers et la vacance, offrant aux investisseurs une visibilité appréciable sur leurs revenus futurs.
File d’attente et fonds de remboursement : impacts sur la liquidité
Mécanisme de la file d’attente
Lorsqu’un nombre important de porteurs de parts souhaitent vendre en même temps, la société de gestion doit organiser les retraits selon l’ordre d’arrivée des demandes. Cette file d’attente peut atteindre plusieurs centaines, voire milliers de parts, comme observé en 2023-2024 sur Épargne Foncière.
- Le délai moyen de retrait est passé de 1 à 6 mois
- Les retraits sont honorés dès qu’une souscription nouvelle compense une sortie
- En cas de déséquilibre prolongé, la société de gestion peut activer le fonds de remboursement
Comment fonctionne le fonds de remboursement ?
Le fonds de remboursement est une réserve financière constituée par la SCPI pour faire face aux demandes de retraits excédant les souscriptions. Il est alimenté par :
- Des ventes d’actifs immobiliers
- Des réserves de trésorerie
Ce fonds permet de garantir une certaine liquidité, mais son utilisation entraîne souvent la cession d’immeubles à des conditions moins favorables, ce qui peut peser sur la performance future.
Bonnes pratiques pour les investisseurs face à la file d’attente
- Anticiper ses besoins de liquidité et prévoir un délai de vente
- Informer la société de gestion dès que possible pour être bien positionné dans la file
- Envisager la vente partielle pour étaler la sortie
- Considérer le 2nd Market pour accélérer la vente si nécessaire
Patrimoine immobilier d’Épargne Foncière : analyse qualitative
Répartition géographique des actifs
Le portefeuille d’Épargne Foncière est composé à :
- 54% en Île-de-France (dont 30% à Paris intra-muros)
- 21% en régions (Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille…)
- 25% en Europe (principalement Allemagne, Espagne et Pays-Bas)
Cette diversification géographique vise à limiter l’impact d’une crise localisée et à capter les dynamiques des différents marchés immobiliers européens.
Typologie des actifs
- Bureaux : 75%
- Commerces : 13%
- Logistique et locaux d’activité : 7%
- Résidentiel : 5%
La forte exposition aux bureaux justifie la sensibilité actuelle de la SCPI à la conjoncture, mais la société de gestion mène depuis 2022 une politique d’arbitrages pour renforcer la part d’actifs logistiques et commerciaux, plus résilients face à la crise sanitaire et aux nouveaux usages professionnels.
Qualité locative et perspectives
Épargne Foncière privilégie les locataires de premier plan (grandes entreprises, administrations, sociétés du CAC 40), ce qui limite le risque d’impayés massifs. Toutefois, la tendance au télétravail et à la réduction des surfaces louées incite la société à rénover, adapter ou céder certains actifs afin de maintenir l’attractivité de son portefeuille.
La rotation du patrimoine et la gestion active des baux sont des leviers essentiels pour préserver la performance future et rassurer les porteurs de parts.
SCPI Épargne Foncière : doit-on craindre une nouvelle baisse ?
Analyse des scénarios possibles
La question centrale pour les investisseurs est la suivante : la baisse de 2023-2025 annonce-t-elle une tendance durable ou s’agit-il d’un ajustement ponctuel ? Plusieurs scénarios sont envisageables :
- Stabilisation rapide des prix de l’immobilier tertiaire, soutenue par un retour de la demande locative
- Poursuite de la baisse si la vacance locative continue d’augmenter et si les taux restent élevés
- Rebond progressif en cas de baisse des taux d’intérêt et de reprise économique en zone euro
Les experts de l’IEIF et de l’ASPIM estiment qu’après une phase d’ajustement, le marché des bureaux devrait retrouver un certain équilibre d’ici fin 2025, à condition que la politique monétaire se stabilise et que les entreprises réajustent leurs besoins immobiliers.
Conseils pratiques pour les porteurs de parts
- Éviter les décisions de panique : la cession précipitée en période de baisse accroît la perte
- Adopter une vision de long terme : l’immobilier s’apprécie sur plusieurs cycles
- Étudier la diversification de son portefeuille SCPI pour limiter la dépendance à un seul marché
- Profiter de la baisse pour renforcer ses positions à prix décoté, si l’horizon d’investissement est suffisant
- Consulter régulièrement les reportings trimestriels et l’avis de conseillers spécialisés
Exemples d’arbitrages gagnants
Certains investisseurs ont choisi de vendre une partie de leurs parts d’Épargne Foncière pour réallouer leur capital sur des SCPI plus exposées à la logistique ou la santé, secteurs moins impactés par la crise actuelle. D’autres ont profité des décotes sur le 2nd Market pour renforcer à bon compte leur exposition, misant sur un rebond à moyen terme. Chaque stratégie dépend du profil de risque, de l’horizon de placement et des objectifs patrimoniaux de l’investisseur.
Perspectives et bonnes pratiques pour investir en période de baisse
Décrypter les cycles immobiliers
L’immobilier est un marché cyclique, alternant phases de hausse et de correction. L’histoire montre que les SCPI ayant traversé les crises des années 1990 et 2008 ont su rebondir en adaptant leur gestion et en arbitrant leur patrimoine. La baisse actuelle n’est donc pas inédite, mais elle nécessite une vigilance accrue.
Adapter sa stratégie d’investissement
- Allonger son horizon de placement pour lisser les effets de volatilité
- Opter pour des versements programmés afin de profiter des baisses de prix successives
- Diversifier entre plusieurs SCPI et classes d’actifs (bureaux, logistique, résidentiel, santé…)
- Privilégier les SCPI gérées par des sociétés de gestion solides et transparentes
Focus sur la fiscalité en période de baisse
La baisse de la valeur des parts peut générer une moins-value lors de la revente. Toutefois, la fiscalité sur les SCPI reste avantageuse à long terme :
- Les revenus fonciers sont imposés après abattements et charges
- La plus-value est exonérée d’impôt après 22 ans de détention (30 ans pour les prélèvements sociaux)
- La moins-value constatée peut s’imputer sur d’autres plus-values immobilières de même nature
Il est recommandé de consulter un conseiller fiscal pour optimiser la gestion de ses parts en période de baisse.
- La baisse de la SCPI Épargne Foncière reflète un ajustement global du marché immobilier, surtout sur les bureaux.
- Le 2nd Market offre des solutions de liquidité, mais souvent avec décote.
- Une gestion active, une vision de long terme et la diversification restent les clés pour traverser cette période.
En conclusion, la baisse récente de la SCPI Épargne Foncière, bien que préoccupante pour de nombreux investisseurs, s’explique par un contexte macroéconomique exceptionnel et des mutations profondes du marché immobilier de bureaux. Elle ne remet pas en cause la solidité de la société de gestion ni la valeur du patrimoine sur le long terme, à condition d’adopter une approche pragmatique et informée. Les porteurs de parts disposent de plusieurs leviers pour ajuster leur stratégie : arbitrages entre supports, recours au 2nd Market, étalement des ventes ou renforcement à prix décoté. À chaque situation correspond une solution adaptée, mais la clé réside dans la préparation, l’information et le recours à des conseils spécialisés. L’immobilier, et les SCPI en particulier, restent des placements de long terme, capables de traverser les cycles et d’offrir, à horizon 8-10 ans, un couple rendement/risque attractif pour les épargnants français.
